Bonjour à tous,
On m’a demandé de vous faire l’historique de l’Association des propriétaires du lac Hotte. J’ai donc dû retourner aux sources, aux anciens propriétaires et aux procès-verbaux, afin de savoir quand le regroupement des propriétaires du lac Hotte a commencé à fonctionner sous le nom de l’Association des propriétaires du lac Hotte.
Donc, d’après les renseignements que j’ai eus, c’est en 1986 que serait née, « l’Association des propriétaires du lac Hotte ». C’est, en effet, à l’assemblée des Propriétaitres du Lac Hotte, le 30 août 1986, que M. Jean-Guy Meloche, appuyé de Mme R. Plouffe, a proposé « qu’il y ait une Association des propriétaires du lac Hotte ». Proposition qui a été acceptée à l’unanimité.
Un comité provisoire constituant l’Exécutif de l’Association a donc été élu, et il a été mandaté d’établir les démarches de l’incorporation et d’en fixer les buts et objectifs.
M. Clay Morgan, Jean-Guy Meloche, André Gaudreau et Mme Marie-Ange Beauchamp ont été élus pour former le nouveau comité.
Déjà, à cette époque, il y avait plus de 55 propriétaires du côté Hotte du lac. La cotisation annuelle pour chaque membre de l’association était de 5$. L’Association participa à l’élaboration de numéros civiques pour les propriétés sur le chemin du lac Hotte.
L’année suivante, à l’assemblée générale de l’Association, le 14 juin 1987, un vote majoritaire rejette l’incorporation. L’Association décida de continuer quand même à fonctionner sans être incorporée.
C’est en 1987 que fut rédigé le premier code d’éthique du lac Hotte, afin de donner un climat agréable pour tous au lac Hotte. Déjà, à cette époque, les gens se préoccupaient de la santé du lac et de la sécurité sur le lac. Lors d’un sondage effectué en 1984, les propriétaires ont voté à 75% en faveur de limiter l’utilisation des moteurs de bateau à un maximum de 10 forces. Cepandant, il semble qu’il n’y est pas eu de suite à ce sondage.
En 1988, grace à des dons et une cotisation volontaire, l’Association des propriétaires a ensemencé le lac Hotte avec 1150 truites arc-en-ciel de 5 pouces de longeur.
Cette année-là, on a aussi ajouté au code d’éthique que les heures d’utilisation des embarcations motorisées sont permises seulement entre 10h00 et 19h00 et ce, peu importe la vitesse. De plus, les embarcations motorisées des visiteurs sont interdites en tout temps.
Les autres activités de l’Associatio, sont les analyses d’eau du lac et l’organisation d’activités sociales telles que les concours de pêche, tournois de fer, de golf et de mini-putt, des pique-niques et des soirées-soupers au restaurant. M. Clay Morgan a été au coeur des activités de l’Association de 1986 à 1989, sa partiticipation en tant que directeur et président de l’association des propriétaires du lac Hotte a été très importante, et nous l’en remercions!
En 1989, les tests d’analyses d’eau du lac Hotte ont commancé à indiquer des taux de coliformes fécaux plus élevés et le même genre de résultats fut obtenu en 1990. L’Association a alors entrepris des démarches afin de solutionner ce problème de pollution. Elle a entrepris une campagne de sensibilisation auprès des propriétaires du lac Hotte et elle a demandé à l’inspecteur municipal de vérifier les installations septiques autour du lac. Cette situation semble s’être prolongée jusqu’en 1993. Ce n’est qu’un an après la fin de l’inspection des installations septiques et la correction de certains systèmes défectueux, soit en 1995, que les résultats des analyses d’eau ont démontré une nette amélioration.
Des analyses d’eau du lac ont été effectuées, à tous les ans depuis 2002, avec des résultats très satisfaisants.
À la suite du décès d’un des membres du comité, l’Association n’a pas été active durant les années 1991 et 1992.
C’est suite à l’initiative de M. J.J. Desrochers et à Mme Marielle Meloche que l’Association sera remise sur pied lors de la réunion des propriétaires du lac Hotte le 25 juillet 1993. M. Desrochers est élu président, M. Robert Brisson vice-président et Mme Marielle Meloche secrétaire.
En 1994, malgré les protestations de l’Association, le conseil municipal a décidé de ne plus faire le déneigement du chemin du lac Hotte. Ce qui entraîna des coûts supplémentaires pour tous les propriétaires.
De plus, cette même année, à l’assemblée générale du 3 juillet 1994, les membres de l’association ont voté, à l’unanimité, en faveur d’un projet majeur de réfection du chemin du lac Hotte: l’épandage d’une couche de gravier sur la surface du chemin et le creusage des fossés.
C’est aussi en 1994 que les nouveaux numéros civiques sont imposés par la municipalité. L’association a fait pression afin de revenir aux anciens numéros puisque les nouveaux portaient à confusion, mais sans succès. L’Association a obtenu que la municipalité fasse l’installation d’un panneau identifiant les numéros civiques sur le chemin du lac Hotte.
De 1994 à 1996, l’association a été dirigée par le même comité. C’est à dire: M. Robert Brisson à la présidence, M. Lionel Lamarche à la vice-présidence et Mme Marielle Meloche au secrétariat.
C’est à cette période qu’un comité ad-hoc sur la verbalisation du chemin du lac Hotte a été mis sur pied afin d’évaluer les coûts et les effets de la verbalisation du chemin. Le rapport de ce comité, présenté à l’assemblée annuelle du 1er juillet 1996, indiquait que le coût des travaux nécessaires pour mettre le chemin dans un état acceptable à sa prise en charge par la municipalité était de 53 000$. Le dossier est resté sans suite jusqu’en 1998.
Le 15 août 1998, une réunion spéciale est convoquée par M. Fernand Goulet. Le notaire Jacques Méthote a été invité pour expliquer aux membres tous les détails reliés à la formation d’une association dûment constituée, c’est à dire en corporation sans but lucratif. À la fin de la réunion, 5 propriétaires sont élus comme administrateurs de la nouvelle corporation. Il s’agissait de M. Michel Chrétien (président), Fernand Goulet (vice-président), Pierre Beauchamp, Roger Charron et Mme Nicole Di Pietro (secrétaire-trésorière).
C’est donc le 28 octobre 1998, que L’Association des propriétaires du lac Hotte a officiellement été constituée en corporation sous le nom de « ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES DU LAC HOTTE (ADPLH) INC. » Le but principal des administrateurs de la nouvelle association était l’entretien du chemin du lac Hotte. Il n’y a pas eu de réunion annuelle pour les années 2000 et 2001.
Après de nombreuses, difficiles et longues négociations avec la municipalité et Mme Solange Hotte, le chemin du lac Hotte a finalement été remis, tel quel, à la municipalité de Saint-André-Avellin pour la modique somme de un dollar, en janvier 2002.
Lors de l’assemblée annuelle du 13 juillet 2002, l’exécutif de l’association démissionne au complet. Un nouveau comité est alors élu, il s’agit de Jean-Pierre Poulin (président), de Luc Sabourin (vice-président) et de Francine Lafontaine (sec-trés). De plus un comité ad hoc pour la protection de l’environnement du lac Hotte est élu, présidé par Pierre Lafontaine.
À la suite de nombreuses plaintes, le code d’éthique est modifié pour les heures d’utilisation des embarcations motorisées, de 10h00 à 17h00. (au lieu de 19h00)
De 2002 à 2003 le comité a établi des règles de fonctionnement (c'est-à-dire une charte) pour l’ADPLH. Ces règles ont été approuvées par un vote unanime à l’assemblée générale du 29 juin 2003.
Une étude approfondie de l’état de santé du lac Hotte a été réalisée par un consultant en environnement, qui a démontré que le lac Hotte n'était pas en très bonne santé. À la suite de cette étude, l’association a entrepris une campagne de sensibilisation et d’information auprès de ses membres afin de les informer sur l’importance de protéger l’environnement du lac.
En raison de plaintes de nombreux propriétaires au sujet de la sécurité et du bruit, l’ADPLH a réalisé un sondage où 75% des propriétaires ont voté en faveur d’interdire les embarcations motorisées sur le lac Hotte. L’association a ensuite demandé à la municipalité d’entreprendre les démarches nécessaires pour interdire les embarcations motorisées au lac Hotte.
En 2004, le même comité a été réélu pour un 3e mandat.
Une pancarte d’identification de l’ADPLH a été installée sous le gros pin à la fourche du chemin du lac Hotte. Une enseigne STOP, des boîtes aux lettres de Postes Canada et un lampadaire ont été installés au même endroit, afin de faciliter la vie aux propriétaires.
En 2005, Luc Sabourin devient président et Réjean Péladeau est élu vice-président. Suite à la découverte de cyanobactéries au lac Bélisle, l’association entreprend une autre campagne de sensibilisation auprès de ses membres et demande à la municipalité de faire l’inspection de toutes les installations septiques au lac Hotte. Pour aider les propriétaires à reboiser les rives du lac, l’ADPLH offre gratuitement des arbres à ses membres.
En 2006 et 2007, le même comité a été réélu pour un 2e et un 3e mandat. L’association continue d’encourager et de sensibiliser ses membres à l’importance de renaturaliser les rives du lac. Des arbres et des arbustes sont offerts gratuitement aux membres de l’ADPLH. À ce jour, plus de 650 arbres et arbustes ont ainsi été distribués aux propriétaires du lac Hotte.
Au printemps 2008, après de multiples rencontres avec la municipalité et Transport Canada, et plusieurs années d’attente, le lac Hotte est enfin devenu un lac sans embarcations motorisées!
À l’assemblée annuelle du 28 juin 2008, un nouveau conseil d’administration est élu. Il s’agit de Pierre Lafontaine (président), de Joe Di Pietro (vice-président) et Johanne Sabourin (sec.-tres.). L’ADPLH fait maintenant partie du Réseau de surveillance volontaire des lacs du Québec.
Aujourd’hui, l’ADPLH réunit les 2 côtés du lac Hotte, c-à-d. Le côté Ménard et le côté Hotte. Le principal but de l’ADPLH est la protection de l’environnement du lac Hotte afin d’assurer une qualité de vie aux propriétaires et de protéger leur investissement.
Et voilà la petite histoire de l’Association des propriétaires du lac Hotte!
Pierre Lafontaine (président).
31 Août 2008.